Philothérapie d’Eliette Abecassis

Tout d’abord, je vous renvoie à la critique de ma copinaute Carnet Parisien sur ce livre, vous aurez aussi un autre point de vue. J’avais emprunté ce livre à ma médiathèque. En voici mon avis c’est parti!

philotherapie

Résumé:

« Puis-je vous demander pourquoi vous avez décidé de suivre cette philothérapie et ce que vous en attendez ? — Cela va vous paraître naïf ou idiot… Je crois que je suis malade, Professeur. — Quel genre de maladie avez-vous ? — Je suis malade de l’amour. À chaque fois, c’est la même chose. Je vis des histoires dans lesquelles je m’enivre, je me perds et je me noie. J’en ressors de plus en plus lessivée, désespérée, avec l’impression que je ne trouverai jamais l’homme de ma vie. Je voudrais guérir, me libérer de l’amour pour commencer enfin à vivre, débarrassée à tout jamais de cette illusion mensongère. » Éliette Abécassis raconte l’amour à l’heure du virtuel, tout en proposant dans chaque chapitre une leçon de philo, vivante et accessible, sur les déclinaisons de l’amour : le désir, la passion, la trahison…

L’exemplaire que j’ai lu a été publié aux éditions Flammarion et il fait 310 pages.

Mon avis:

J’avais bien aimé Eliette Abécassis et son ouvrage « Sépharade » et appréciant l’idée de parler philosophie et de thérapie, je me suis plongé dans le livre sans en connaître réellement le résumé.

Et j’ai été globalement déçue par ce livre. Et je dois avouer que c’est parce que je ne me suis pas reconnue en l’héroïne.

Cette femme qui bien que très investie dans ce travail et étant souvent en déplacement, n’a pas la moindre vie en réalité. Tout passe par le virtuel, on pourrait dire qu’elle n’a pas le temps mais on la voit régulièrement au jardin du Luxembourg en train de discuter en extérieur virtuellement.

Je crois que c’est son ex thérapeute qui la décrit le mieux, elle n’arrive pas à grandir, à sortir de l’enfance. Elle voit l’amour comme un conte de fées, les comédies romantiques qu’elle regarde (et dieu sait que j’aime aussi ce genre de cinéma) et n’arrive pas à construire une relation durable que ce soit en amitié ou en amour.

Quelquepart ce n’est pas étonnant qu’elle travaille en marketing de cosmétiques, elle voit tout en surface et rien en profondeur.

debord

L’autre défaut évident du livre est que vos cours de philosophie de terminale ne vous serviront pas à comprendre ce que le professeur lui enseigne. Et c’est aussi ce que je reproche à l’auteur, comme le personnage (et l’auteur aussi d’ailleurs) s’y connaît en philosophie, elle suppose que le lecteur va comprendre.

Je ne spoilerai pas le livre mais son vrai professeur lui parle en réalité le langage de l’amour en parlant de philosophie et littérature. 

Que ce soit son ex, son prof ou un inconnu, tout le monde l’aime et c’est cela qui me désole le plus. Elle ne cherche pas à en réalité à s’améliorer mais à ne plus aimer.

Pour vous résumer, cette vision de la vie et de la société ne m’a pas plu. Je soupçonne l’auteur peut-être de critiquer notre société de consommation au travers de ce personnage féminin.

Si je devais trouver un côté positif à ce livre, il est facile à lire et vous donnera peut-être à réfléchir à l’amour et envie de découvrir la philosophie.

L’amour n’est pas la passion (ou pas que ça), on désire effectivement parce que l’autre nous désire (souvent) et c’est évidemment en s’ouvrant aux autres, c’est à dire en aimant les autres, qu’on trouvera l’amour.

Par contre l’idée c’est qu’il faille forcément se tromper en amour ou encore que le conjoint trompe forcément, pour moi c’est à voir du côté de la communication dans le couple ou bien au sein même de leur sexualité.

Ou alors je suis trop naïve ou une incorrigible vrai romantique.

Nouveautés: mes emprunts à la médiathèque, des citations livresques chaque semaine et un système de prêt de livres pour les lyonnais.

Vous pouvez rejoindre ces communautés: celle que j’ai crée, Le ciné club de Potzina et celle de la blogosphère lyonnaise si le coeur vous en dit.

Mon dernier article est ici (à voir absolument). 

Mon blog bien-être ici.

L’adorable Pretty Lillou m’a interviewé, si ça vous intéresse, c’est ici. Vous pouvez d’ailleurs vous aussi vous faire interviewer.

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37 commentaires sur « Philothérapie d’Eliette Abecassis »

  1. J’ai bien aimé ses livres sur la maternité et le divore. Je n’ai plus les titres en tête. Je sais qu’ils n’ont pas énormément plu car ils sont très noirs. Je tenterai peut-être aussi celui-ci. 😉

  2. Je suis d’accord avec toi sur l’aspect philosophique du roman : je suis totalement passée à côté, c’est dommage. Ce n’était pas suffisamment clair pour moi… merci pour ton avis 🙂 bisous

  3. Hello ! Je n’ai lu aucun livre de cet auteur et pourtant j’aime ce genre de concept ! Après, ce thème ne me parle pas tellement en matière de réflexion ou de lecture. Je comprends ton avis et je passe mon chemin ! Bonne critique en tout cas ! Merci ! 😉
    Bise, à Bientôt
    Marine (DeuxAimes)

  4. J’hésite un peu… Les parties philosophiques vont peut-être me hérisser le poil. Je garde quelques mauvais souvenirs de cours de philosophie. Si j’ai la sensation que l’auteure me fait la leçon, ça ne va pas passer.

    1. C’est possible. Je pense que la philo peut être intéressante mais pas dans ce livre. Je te conseille la vidéo de Dany Caligula qui parle de ce sujet, comment mieux appréhender avec la lecture la philo si ça t’intéresse. C’est sur Youtube. Bisous à toi et merci!

  5. Salut ! C’est pas non plus le genre de roman que je lirai. L’héroïne a l’air exaspérante au possible 😮 En tout merci pour ta chronique. Bonne soirée 🙂

    1. Merci beaucoup à toi pour la visite! C’est surtout ce qui casse la lecture, l’héroïne. Mais le livre Sépharade de cet auteur est vraiment sympa. D’où ma déception. Gros bisous !

  6. Je ne pense pas que ça me plairait. Déjà, le côté « développement personnel » me rebute au possible, et l’héroïne a l’air insupportable. Et j’avoue qu’en ce qui concerne la philo, je préfère lire un vrai bouquin, de philo, quitte à l’accompagner d’un profil quand je me sens un peu perdue qu’un roman qui tourne autour pour la faire mieux avaler.

    1. D’ailleurs si tu as l’occasion de le lire, ton avis m’intéresserait bien :).
      Bisous ma Bénédicte et gros bisous! (Je vais poster ton colis cet après midi).

  7. Je ne connaissais pas, et il ne me tente pas trop.^^ Je n’ai pas l’impression d’être naïve et je suis d’accord avec toi, puis c’est une vision assez déprimante de l’amour. Je ne pense pas que la tromperie soit inévitable. Du coup, déjà le sujet me tente moyen mais je pars en désaccord. 🙂

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