Ode à la création et au bonheur

mae west

jayne mansfield

Voici un article au titre évocateur. Je ressens aujourd’hui une certaine pause dans la création. L’inspiration y est fatiguée, le recyclage de mise. Heureusement, à l’heure actuelle, il existe encore des artistes qui savent réaliser des choses nouvelles, voire à mélanger le neuf avec le vieux.

Le bonheur est un idéal auquel nous aspirons tous. Malheureusement, la notion de crise s’est étalée à tous les pans de la société au point d’avoir du mal à distinguer à partir de quelle période avons-nous commencer à aller mal. Il est alors difficile de se réfugier quelquepart puisque la souffrance touche beaucoup de domaines et que les médias nous rappellent en boucle à quel point la vie est difficile.

Ainsi suite à cette préambule sociétale et politique, je souhaite au travers de cet article d’apporter par de la culture, un univers de bonheur à la fois confortable mais jamais fermé, toujours dans la curiosité . J’y présente la création à la fois actuelle et passée.

*Mise au point films

– Joseph Newman: Nid d’amour

C’est un film contenant deux stars des années 50: Marilyn Monroe et June Haver. La première apparaît comme une jeune actrice débutante au rôle de prédatrice et future bombe sexuelle et la seconde est l’actrice plus confirmée des années 40, elle a relégué son déguisement de pin up pour celle d’une femme foyer élégante. Ce long métrage est sans prétention, il raconte les méandres matériels et sociaux dans la possession d’un immeuble. Comme c’était le cas pour le film « Rendez-moi ma femme » avec aussi Marilyn Monroe, qui ont été à mon sens mal considéré à l’époque, il s’agit juste de petite histoire de gens au quotidien qui sont parfois encore d’actualité parfois pas et qui à leur niveau, suscitent des réflexions sur des thèmes justement sociétaux et économiques. N’hésitez donc pas à acheter les films même les plus mineurs dans lesquels apparaît notre étoile: The Diamond Collection.

– François Truffaut: Les deux anglaises et le continent

Notre Antoine Doisnel est dans le film un jeune libertin bourgeois du début du 20e siècle qui se lie d’amitiés avec deux anglaises aux préceptes très conservateurs. L’une d’elle sera libérée sexuellement par lui et adoptera son mode de vie, la seconde, celle qu’il aime profondément, fera le choix de rester dans sa religion. Ce long métrage est une grande fresque romanesque inspirée des romans de Balzac comme le Lys dans la Vallée. La question des sentiments amoureux et de leur destinée se pose d’une manière très 19e siècle certes mais très belle. On est touché par l’amour qu’à cet homme pour ces deux femmes. Amis aimant les corsets bonsoir!

– Zack Snyder: Man of steel

Un blockbuster qui a fait beaucoup parler. Voici ma thèse personnelle. Man of steel est un film mi-science fiction puisqu’on y explore ses origines extraterrestres et les enjeux de son arrivée sur Terre , mi- film d’action pour ses combats avec son ennemi extraterrestre. La Terre est aussi l’occasion de montrer un Superman perdu sur la question aussi de la destinée et sur que faire de la différence. Bref, cette première partie est intéressante , la seconde un peu plus longuette. Autant l’acteur Henri Cavil est à mon sens un bon Superman, autant la Lois Lane ne m’a pas convaincu.

– Sofia Coppola: The bling ring

On change complètement de registre. Sofia Coppola est connue pour mixer la lenteur du cinéma indépendant avec le glamour et les préoccupations adolescentes. Ce film est un peu comme une bulle de savon façon journal people et émissions de faits divers. Le gang des voleuses de maisons hollywoodiennes devient en définitive aussi langue de bois que leur comparse Paris ou d’autres. La psychologie des personnages est quasi absente et la répétition des cambriolages ennuie le spectateur. Point positif: l’Amérique des années 70 dans « Virgin Suicides » peut être comparé à celle des années 2010 dans « The Bling Ring ». Des parents psychorigides et stricts contre des parents permissifs qui ne savent rien de ce que font leurs enfants. Le New Age est toujours là mais reste prôné dans un mélange avec la religion qui fait parti des idéologies américaines extrêmes. Imaginez-vous une prof qui vous demande dans un cours de trouver des points positifs dans la personnalité d’Angelina Jolie? Quelle instruction dis donc!

* Mise au point livres

– Corto Maltese en Sibérie

Corto Maltese est une série de bande dessinée d’aventures qui ont lieu au début du XXe siècle que j’apprécie beaucoup.

Les intrigues pas toujours très simples par la multiplication des personnages apporte un réel intérêt à ces bandes dessinées.

Imaginez vous , dans ce tome là,replonger dans l’histoire, les russes tsaristes « blancs » contre les communistes rouges vus au travers d’un Corto Maltese drôle et cinglant dans ses répliques, d’un général russe voulant conquérir le monde à la Gengis Khan, d’une comtesse inspirée paraît-il par Marlene Dietrich. Que demander de mieux?

– Georges Simenon, Joséphine Baker de Jean Marc Loubier

Une histoire d’amour dont je n’avais jamais entendu parler auparavant. Deux personnes , l’un journaliste et écrivain proche du peuple et elle, jeune vedette du music-hall parisien, eux deux propulsés dans le bouillonnement culturel parisien d’après guerre où Picasso et Francis Scott Fitzgerald ne sont pas loin. Le livre permet de saisir l’intégralité des parcours des deux personnalités, deux biographies en l’une en quelque sorte. Leur amour dure des années, Georges Simenon marié et refusant de devenir M. Baker , acceptant lui même les amants et maris de la belle Joséphine. La vie les sépare et les font se retrouver pour faire le point sur l’avancée de leurs existences. Laissez-vous entraîner par l’amour, par les années 20 et vous remercierez du voyage!

* Point documentaire

Le culte des seins

Arte parle des parties du corps et de la fascination des hommes envers celles-ci. Les seins sont autant objets de désir que sources de complexes. Fellini et Russ Meyer mettent en avant au travers de la forte poitrine un certain profil d’idéal féminin. Ainsi, on a une partie sur la perception que les femmes ont de leur propre poitrine, des fantasmes que les hommes éprouvent envers celle-ci et une seconde sur la manière dont elles sont représentées dans l’art. Léger, intelligent, j’ai bien aimé!

Summer of Girls- Madonna

Madonna comme un phénix renaissant toujours de ses cendres, en avance sur les tendances, symbole de la libération sexuelle et professionnelle de la femme. Ce documentaire retrace la biographie de la star en précisant les raisons de sa longévité.

La face cachée des années 80

Les années 80 sont une décennie de fêtes, d’océan de couleurs, d’étalement d’argent et c’est pour cela qu’elle est aimée ou détestée par ses acteurs. La musique devient synthétique, électronique, les artistes surtout jetables et coups commerciaux…. Est parlé surtout de la musique mais aussi en parallèle, quelques éléments historiques, de cinéma etc sont abordés légèrement en parallèle. Un peu de dissonance face à cette glorification des années 80

* Petite playlist musicale:

Fergie- A little party never kill nobody (Great Gatbsy Soundtrack)

Seether- Fake it

Beyoncé- Why don’t you love me

Damien Saez- Miami

* Point série

Doctor Who (Saison 1 finie)

Je suis très en retard par rapport à sa diffusion. Je tenais toutefois à déclarer que c’est une bonne série de science fiction, bien faite avec de très bons acteurs. Alors si vous avez un soupçon d’envie de voir une série britannique qui est un peu différente des autres, qui mélange le contemporain avec le passé et le futur, jetez-vous dessus.

En conclusion, voici un article très peu littéraire, entièrement passionnel et de partage de goûts.

Pour les intéressés, je vous conseille de relire l’article précédent qui a été un peu complété.

Les photos de début d’article sont de Diane Arbus, une très bonne photographe de presse que je vous recommande.

Le bas d’article contient deux gifs cinématographiques: Pierrot le fou et From Hell.

Cet univers culturel confortable mais ouvert, je souhaite le faire partager avec vous, le fructifier, l’agrandir.

L’écriture littéraire et plus « journalistique » se succèdent, j’espère ne pas trop vous decevoir par l’utilisation plutôt de la seconde au dépit de la première pour le moment.

See you soon!

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6 commentaires sur « Ode à la création et au bonheur »

  1. Les deux photos de Diane Arbus ( photographe que j’aime beaucoup) sont belles et troublantes, surtout à cause du fait d’avoir été rapprochées. Sais tu qui est la femme sur la première photo?

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